Réveille
l'Indien(ne) qui est en toi.
Tu n'est pas un numéro !
Ils veulent te faire croire que tu n'es qu'un
numéro,
que tu n'existes que pour consommer,
que l'égoïsme est une vertu.
C'est
faux !
Tu es le Fils, la fille du Ciel et de la Terre.
Ils veulent te faire oublier ta filiation Divine,
que toutes les choses sont reliées entre elles,
depuis le début du commencement des Temps.
Tout
est faux en eux !
Ils ne croient pas en la Pureté Originelle,
leur mental est trouble, leur coeur n'est pas pur,
ils mentent comme ils respirent.
Ils tremblent uniquement pour leurs richesses.
La possession les possède !
Ils veulent te faire croire,
que tu viens du néant
et que tu retourneras au néant.
Ne leur prête aucun crédit !
Ils cherchent à t'attirer,
par tous les moyens,
dans leur
propre vide spirituel.
Ne passe pas à côté de la Vraie Vie,
réveille l'Indien(ne) qui est en toi.
Par Cheveux aux quatre vents
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Les premiers américains tempéraient leur fierté d'une singulière humilité. L'arrogance spirituelle était étrangère à leur nature et à leur
enseignement. Ils n'ont jamais prétendu que le pouvoir de la parole articulée était une preuve de supériorité sur la création muette ; la parole était pour eux un cadeau empoisonné. Ils croient
profondément au Silence - signe d'une harmonie parfaite.
Le Silence est l'équilibre absolu du corps, de l'esprit et de l'âme. L'homme qui préserve l'unité de son être reste calme et inébranlable devant les
tourments de l'existence - pas une
feuille ne bouge
sur l'arbre ; aucune ride à la surface de l'étang qui brille - telle est, pour le sage illettré, l'attitude idéale pour la conduite de
la vie.
Si vous lui demandez : "Qu'est-ce que le Silence ?", il
vous répondra : "C'est le Grand Mystère ! le Silence sacré est Sa Voix !" Si vous lui demandez : "Quels sont les fruits du Silence ?", il dira : "La maîtrise de soi, le vrai courage ou la
persévérance, la patience, la dignité et le respect. Le Silence est la pierre angulaire du caractère.
Par Cheveux aux quatre vents
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Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature. Il aimait
la Terre et toutes les choses de la Terre et son attachement grandissait avec l'âge. Les vieillards étaient - littéralement - épris du sol et ne s'asseyaient, ni ne se reposaient à même la
Terre sans le sentiment de s'approcher des forces maternelles. La Terre était douce sous la peau et ils aimaient à ôter leurs mocassins et à marcher pieds nus sur la Terre
sacrée.
Leurs tipis s'élevaient sur cette Terre dont leurs autels étaient faits. L'oiseau qui volait dans les airs
venait s'y reposer et la Terre portait, sans défaillance, tout ce qui vivait et poussait. Le sol apaisait, fortifiait, lavait et
guérissait.
C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir
plus vivement ; ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et
ils se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient…
Ces relations qu'ils entretenaient avec tous les êtres sur la Terre, dans le Ciel ou au fond des rivières étaient un des traits de leur existence. Ils avaient un sentiment de fraternité envers le
monde des oiseaux et des animaux qui leur gardaient leur confiance. La familiarité était si étroite entre certains Lakotas et leurs amis à plumes ou à fourrure que, tels des frères, ils parlaient
le même langage.
Le vieux Lakota était un Sage, il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur ; il savait que l'oubli du respect
dû
à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi
maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la naure.
Par Cheveux aux quatre vents
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Nous, les saints hommes, savons qui nous sommes. Nous avons une image de nous-mêmes très claire. Je ne le dis pas pour me vanter. C'est la vérité. Nous savons que nous
faisons partie de l'histoire des Sioux et que, lorsque nous devenons de petits os creux, ce que les Puissances Supérieures peuvent opérer en nous et à travers nous dans le domaine spirituel est
illimité. Même notre corps physique ne peut nous contenir parce que notre esprit peut en sortir et voyager. Nous avons des rêves, des visions et des pensées fantastiques. Cela commence dès notre
enfance
et fait que nous sommes toujours prêts à être emmenés par Wakan Tanka et les Auxiliaires dans des lieux où ils nous montreront des choses que les autres, à cause de leur esprit borné, ne verront
peut-être jamais.
Le pouvoir que nous recevons est destiné à accomplir des guérisons physiques et spirituelles, à prophétiser, à résoudre des problèmes et à
retrouver des personnes ou des objets perdus. Il sert aussi à répandre l'Amour, à transformer, à assurer la paix et la fertilité. Il n'est pas destiné à nous donner du pouvoir sur les
autres, parce que la source du pouvoir, ce n'est pas à nous. il vient en nous et coule en nous, les petits os creux, mais il appartient à Wakan Tanka et aux Auxiliaires. Ils sont la Source et
c'est à
eux que doit aller toute gratitude.
Par Cheveux aux quatre vents
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Nous étions un peuple sans lois, mais nous étions en très bons termes avec le Grand Esprit, Créateur et Maître de
toute chose. Vous présumiez que nous étions des sauvages. Vous ne compreniez pas nos prières. Vous n'essayiez pas de les comprendre. Lorsque nous chantons nos louanges
au
soleil, à la lune ou au vent, nous vous traitez d'idolâtres. Sans comprendre, vous nous avez condamnés, comme des âmes
perdues, simplement parce que notre religion était différente de la votre.
Nous voyons la main du
Grand Esprit dans presque tout : le soleil, la lune, les arbres, le vent et les
montagnes. Parfois nous l'approchions par leurs intermédiaires. Etait-ce si mal ? Je pense que nous croyons
sincèrement en l'Etre Suprême ; d'une foi plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traités de païens...
Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas dans l'obscurité.
Savez-vous que les arbres parlent ? ils le font
pourtant ! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous
écoutez.
L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écoutés les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas les autres voix de la nature.
Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.
Par Cheveux aux quatre vents
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Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un
cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être
ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.
Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le
sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.
Même les saisons forment un grand cercle dans leurs changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à
l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut.
Par Cheveux Aux Quatre Vents
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Vous devez apprendre à vos enfants que la Terre sous leurs pieds, n’est autre que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la Terre. Dites-leur aussi que la
Terre est riche de la vie de nos proches. Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris à la Terre, aux nôtres : que la Terre est notre Mère et que tout ce qui arrive à la Terre nous
arrive et arrive aux enfants de la Terre. Si l’homme crache sur la Terre, c’est qu’il crache sur lui-même.
Ceci, nous le savons ; la Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre. Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang
est le lien entre les membres d’une même famille. Toutes les choses sont reliées entre elles ; tout ce qui arrive à la Terre arrive aux enfants de la Terre. L’homme n’a pas tissé la
toile de la Terre : il en est simplement le fil. Tout ce qu’il fait à la toile de la Terre, c’est à lui qu’il le fait. L’homme blanc lui-même qui a un Dieu qui
parle et qui marche avec lui comme un ami avec un ami, ne peut être exempté de cette destinée commune.
Par Cheveux aux quatre vents
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Quand le dernier homme aura disparu de la Terre et que
sa mémoire ne sera plus l’ombre d’une image traversant la prairie, les rivages et les forêts garderont les esprits de mes frères car ils aiment cette Terre comme le nouveau-né aime les battements
de cœur de sa mère. Si nous vous vendons notre Terre, aimez la comme nous l’avons aimée, prenez-en soin comme nous l’avons fait et traitez les bêtes de ce pays comme vos sœurs. Car si tout
disparaissait, l’homme mourrait d’une grande solitude spirituelle. Après tout nous sommes peut-être frères et sœurs, nous aussi.
Il y a une chose que nous savons bien et que l'homme découvrira un jour, c'est que notre Dieu est le même Dieu. Vous semblez croire qu'il vous appartient comme vous voudriez que notre Terre vous
appartienne. C'est impossible ! Il est le Dieu de l'homme et Il a la même compassion por tous les hommes , blancs ou rouges. La Terre lui est précieuse et maltraiter la Terre, c'est mépriser son
Créateur.
Par Cheveux Aux Quatre Vents
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Les blancs aussi passeront ; peut-être plus rapidement que les autres tribus. Celui qui souille son lit périt un jour étouffé sous ses propres odeurs. Mais pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette
Terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer les Peaux-Rouges. Cette destinée est mystérieuse pour nous. Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi
les chevaux sauvages sont domestiqués ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur deshommes,
ni pourquoi encore la vue des belles collines est gardée par les fils qui parlent. Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparus. Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu
aussi. C'est la fie de la vie et le commencement de la survivance. Comment peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la Terre ? L'idée me semble étrange. Si la fraîcheur de l'air et
le murmure de l'eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on
les vendre ?
Par Cheveux Aux Quatre Vents
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Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette Terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une
brume légère au milieu des bois sombres, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple. La sève qui monte dans l’arbre porte
en elle la mémoire des Peaux-Rouges, chaque clairière et chaque insecte bourdonnant est sacré dans la mémoire et la conscience de mon peuple. Les morts des
Blancs oublient le pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette Terre si belle, puisque c’est la Mère des Peaux-Rouges. Nous
faisons partie de la Terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses,
l’humidité des prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille. Vous devez apprendre à vos enfants qu’elle est sacrée, que chaque image qui se reflète
dans l’eau claire des lacs est comme un fantôme qui raconte des événements, des souvenirs de la vie de ceux de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les rivières
sont nos sœurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vendons notre Terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à
vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les
vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères.
Par Cheveux Aux Quatre Vents
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