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L'homme qui s'est assis sur le sol de son tipi pour méditer
sur la vie et son sens a su accepter une filiation commune
à toutes les créatures et reconnu l'unité de l'univers ;
en cela il infusait à son être l'essence même de l'humanité.
Quand l'homme primitif abandonna cette forme
de développement, il ralentit son perfectionnement.
(Chef Luther Standing Bear)
O grand Esprit, avec ce calumet symbole de paix, de conseil et de fraternité, nous te demandons d'être avec nous et de nous bénir aujourd'hui.
O Grand Esprit de mes pères, ceci est ma prière : Aide-moi à sentir ton impulsion et ton message.
O Grand Esprit, j'appelle ta bénédiction, je prie pour que tu
apportes la paix, à tous mes frères et soeurs en ce monde. Je prie pour que tu nous donnes la Connaissance, pour vivre comme frères et soeurs et pour nous aimer les uns les
autres.
O Grand Esprit, je lève mon calumet vers Toi et vers Tes messagers les Quatre Vents et à la Terre Mère, providence de Tes enfants. Donne-nous la Sagesse d'enseigner à nos enfants à s'aimer, à se respecter, à se chérir les uns les autres, de telle façon qu'ils puissent grandir dans la paix de l'Esprit. Que nous apprenions à partager, toutes les bonnes choses que Tu nous procures, sur la Terre.











Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature. Il aimait la Terre et toutes les choses de la Terre et son attachement grandissait avec l'âge. Les vieillards étaient - littéralement - épris du sol et ne s'asseyaient, ni ne se reposaient à même la Terre sans le sentiment de s'approcher des forces maternelles. La Terre était douce sous la peau et ils aimaient à ôter leurs mocassins et à marcher pieds nus sur la Terre sacrée.
Leurs tipis s'élevaient sur cette Terre dont leurs autels étaient faits. L'oiseau qui volait dans les airs
venait s'y reposer et la Terre portait, sans défaillance, tout ce qui vivait et poussait. Le sol apaisait, fortifiait, lavait et
guérissait.
C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir
plus vivement ; ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et
ils se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient…
Ces relations qu'ils entretenaient avec tous les êtres sur la Terre, dans le Ciel ou au fond des rivières étaient un des traits de leur existence. Ils avaient un sentiment de fraternité envers le
monde des oiseaux et des animaux qui leur gardaient leur confiance. La familiarité était si étroite entre certains Lakotas et leurs amis à plumes ou à fourrure que, tels des frères, ils parlaient
le même langage.
Le vieux Lakota était un Sage, il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur ; il savait que l'oubli du respect
dû
à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi
maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la naure.