Partager l'article ! Chef Seatle - La Terre n'appartient pas à l'homme - 4: Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette ...
L'homme qui s'est assis sur le sol de son tipi pour méditer
sur la vie et son sens a su accepter une filiation commune
à toutes les créatures et reconnu l'unité de l'univers ;
en cela il infusait à son être l'essence même de l'humanité.
Quand l'homme primitif abandonna cette forme
de développement, il ralentit son perfectionnement.
(Chef Luther Standing Bear)
O grand Esprit, avec ce calumet symbole de paix, de conseil et de fraternité, nous te demandons d'être avec nous et de nous bénir aujourd'hui.
O Grand Esprit de mes pères, ceci est ma prière : Aide-moi à sentir ton impulsion et ton message.
O Grand Esprit, j'appelle ta bénédiction, je prie pour que tu
apportes la paix, à tous mes frères et soeurs en ce monde. Je prie pour que tu nous donnes la Connaissance, pour vivre comme frères et soeurs et pour nous aimer les uns les
autres.
O Grand Esprit, je lève mon calumet vers Toi et vers Tes messagers les Quatre Vents et à la Terre Mère, providence de Tes enfants. Donne-nous la Sagesse d'enseigner à nos enfants à s'aimer, à se respecter, à se chérir les uns les autres, de telle façon qu'ils puissent grandir dans la paix de l'Esprit. Que nous apprenions à partager, toutes les bonnes choses que Tu nous procures, sur la Terre.











Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette Terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère au milieu des bois sombres, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple. La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges, chaque clairière et chaque insecte bourdonnant est sacré dans la mémoire et la conscience de mon peuple. Les morts des Blancs oublient le pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette Terre si belle, puisque c’est la Mère des Peaux-Rouges. Nous faisons partie de la Terre et elle fait partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l’humidité des prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille. Vous devez apprendre à vos enfants qu’elle est sacrée, que chaque image qui se reflète dans l’eau claire des lacs est comme un fantôme qui raconte des événements, des souvenirs de la vie de ceux de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vendons notre Terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères.