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L'homme qui s'est assis sur le sol de son tipi pour méditer
sur la vie et son sens a su accepter une filiation commune
à toutes les créatures et reconnu l'unité de l'univers ;
en cela il infusait à son être l'essence même de l'humanité.
Quand l'homme primitif abandonna cette forme
de développement, il ralentit son perfectionnement.
(Chef Luther Standing Bear)
O grand Esprit, avec ce calumet symbole de paix, de conseil et de fraternité, nous te demandons d'être avec nous et de nous bénir aujourd'hui.
O Grand Esprit de mes pères, ceci est ma prière : Aide-moi à sentir ton impulsion et ton message.
O Grand Esprit, j'appelle ta bénédiction, je prie pour que tu
apportes la paix, à tous mes frères et soeurs en ce monde. Je prie pour que tu nous donnes la Connaissance, pour vivre comme frères et soeurs et pour nous aimer les uns les
autres.
O Grand Esprit, je lève mon calumet vers Toi et vers Tes messagers les Quatre Vents et à la Terre Mère, providence de Tes enfants. Donne-nous la Sagesse d'enseigner à nos enfants à s'aimer, à se respecter, à se chérir les uns les autres, de telle façon qu'ils puissent grandir dans la paix de l'Esprit. Que nous apprenions à partager, toutes les bonnes choses que Tu nous procures, sur la Terre.











Seizième chapitre
Le Bienheureux Seigneur dit :
Absence de peur, tempéramment pur, fermeté dans le Yoga de la connaissance, bienfaisance, maîtrise de soi, sacrifice, étude des Ecritures, ascèse, candeur et droiture, non-violence, sincérité,
absence de courroux, abnégation, calme, absence de critique, compassion pour tous les êtres, absence de convoitise, douceur, modestie, absence d'agitation, énergie, miséricorde, patience,
propreté, absence d'envie et d'orgueil - telle est ô Bhârata, la richesse de l'homme né en la nature dévique.
Orgueil, arrogance, estime excessive de soi, courroux, dureté, ignorance - telle est, ô Pârtha, la richesse de l'homme né en la nature asurique.
Les qualités déviques conduisent vers la libération, les asuriques vers la servitude. Ne t'afflige pas, ô Pândava, tu es né dans la nature du déva.
Il y a deux genres de
créatures en ce monde matériel, le dévique et l'asurique ; le dévique a été décrit longuement ; entends de Moi, ô Pârtha, ce qu'est l'asurique.
Les hommes asuriques n'ont pas la vraie connaissance de la voie de l'action ni de la voie de l'abstention ; la Vérité n'est pas en eux, ni l'action pure, ni l'observance fidèle. " Le monde est
sans Dieu, disent-ils, il n'est pas vrai, pas fondé sur la Vérité, il est causé par une union mutuelle avec, pour cause unique, le désir, il est un monde de hasard ". S'appuyant sur cette façon
de voir de la vie et, par cette fausseté, ruinant leur âme et leur raison, les homes asuriques deviennent le centre ou l'instrument d'une action violente, féroce, titanique, puissance de
destruction dans le monde, fontaine de violence et de mal. Orientés vers l'insatiable désir, arrogants, pleins d'estime de soi et d'ivresse orgueilleuse, ces êtres, âmes mal dirigées, se
trompent, persistent dans leurs aspirations fausses et obstinées et poursuivent résolument l'objet impur de leurs désirs. Ils s'imaginent que désir et jouissance sont tout le but de la vie et ils sont la proie, jusqu'au moment de leur mort,
d'un souci et d'une pensée et d'une anxiété et d'un effort dévorants, incessants et sans mesure. Enchaînés par cent chaînes, dévorés de courroux et de convoitise, inlassablement occupés à amasser
des gains injustes pour servir à leur jouissance et à la satisfaction de leurs appétits, toujours ils pensent : " Aujourd'hui j'ai atteinttel objet de désir, demain j'aurai tel autre ;
aujourd'hui j'ai telle richesse, demainj'en aurai davantage. J'ai tué celui-ci, mon ennemi, je tuerai aussi les autres. Je suis un seigneur et un roi des hommes, je suis parfait, accompli, fort,
heureux, fortuné, privilégié entre ceux qui jouissent du monde ; je suis riche ; je suis de haute naissance ; qui donc se peut comparer à moi ? Je sacrifierai, je donnerai, je jouirai
".
Ainsi occupés de maintes idées égoïstes, leurrés, adonnés à la satisfaction du désir, ils tombent dans l'enfer impur de leur propre vice. Ils sacrifient et ils donnent, non selon l'ordre véritable, mais par une ostentation égoïste, par vanité et avec un sot et raide
orgueil. Dans l'égoïsme de leur force et de leur puissance, dans la violence de leur courroux et de leur arrogance, ils haïssent, méprisent et rabaissent le Dieu en eux caché et le Dieu en
l'homme. Ces orgueilleux qui haïssent (le bien et Dieu), mauvais, cruels, les plus vils parmi les hommes de ce monde, je les jette sans cesse en de nouvelles naissances asuriques. Jetés en des
matrices asuriques, dans l'erreur toujours, naissance après naissance, ils ne Me trouvent pas (car ils ne Me cherchent pas) et sombrent dans la condition la plus basse de la nature de l'âme.
Triple est la porte de l'enfer, destructrice de l'âme - désir, courroux et convoitise ; que l'homme renonce donc à tous trois. L'homme qui a "chappé à ces potes de ténèbres, ô fils de Kuntî,
poursuit son propre bien supérieur et parvient à la condition suprême de l'âme. Celui qui, ayant rejeté les règles du shâstra (les Ecritures saintes, règle prescrite), suit les impulsions du
désir, n'atteint pas à la perfection, ni au bonheur, ni à la condition suprême de l'âme. Que le shâstra soit donc l'autorité déterminant pour toi ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être
fait. Sachant ce qu'on déclaré les règles du shâstra, tu doit travailler en ce monde.